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Kim ki-Duk nous entraîne à découvrir le quotidien frustre de 3 jeunes gens qui baignent dans la souffrance, la rancoeur et l'humiliation. Ils sont fortement pertubés, physiquement et psychologiquement par l'histoire d'une Corée en pleine mutation mais qui semble ici être figé dans ce no man's land où trone une caserne américaine. Ils sont victimes comme leurs parents de la guerre civile qu'ils n'ont pas connu. Tous trois, exclus à leur façon de la société, sont eux même des enfants d'exclus : le père de Eun-Ok qui aurait déserté au nord après la guerre, le père de Ji-Heum évincé de la liste des médaillé de guerre, et la mère de Chang-Guk est une ancienne prostitué. On suit ces trois personnages ainsi que leur famille : la mère et le frère de Eun-Ok, le père de Ji-Hun, et enfin, la mère et le beau-père de Chang-Guk. Au milieu de tous ces personnages coréens, évoluent deux personnages américains. L'un est absent physiquement du film, il s'agit du père de Chang-Guk à qui sont adressé les lettres envoyées par sa mère et qui reviennent avec la mention "adresse inconnue" qui donne son titre au film. L'autre personnage américain bien présent dans le film, est un jeune GI un peu paumé, qui essaie d'oublier dans les drogues la raison de sa présence dans ce pays. Chacun des personnages se retrouve l'objet de la violence gratuite d'un plus fort, et chacun transmet ces coups à plus faible que soi, jusqu'aux femmes et aux animaux tout en bas de l'échelle. |
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![]() La mère de Eun-Ok n'a pas une vie facile entre une fille complexée par son oeil et qui vit repliée sur elle même et un fils bon à rien qui ne fait que lui demander de l'argent. De plus, elle apprendra que son mari n'est pas mort à la guerre mais qu'il a fait défection chez l'ennemi nord-coréen. |
![]() Le frère de Eun-Ok est celui qui l'a rendu borgne suite à un jeu de Guillaume Tell. C'est un bon à rien qui demande sans cesse de l'argent à sa mère ou vole de l'argent au soldat américain. |
![]() Ji-Hum est l'alter ego de Kim Ki-duk. C'est un garçon réservé qui travaille comme peintre assistant dans une boutique de portrait. Il est secrètement amoureux de Eun-Ok qu'il observe dans son intimité. |
![]() Le père de Ji-Hum est un vétéran de la guerre de Corée qui a été blessé à une jambe. Il aurait abattu trois communistes et attend de recevoir la médaille qu'il dit mériter. |
![]() Chang-Guk est le fils d'une prostituée coréennne et d'un soldat noir américain. Ce qui caractérise son personnage c'est un mélange de honte, de violence, de tristesse et de haine. Il assume avec peine son emploi de "tueur de chien" ce qui lui vaut insultes et coups de la part de son patron qui est aussi l'amant de sa mère. |
![]() La mère de Chang-Guk est une ancienne prostituée obsédée par le désir de retrouver le père de son enfant. Elle lui envoie inlassablement des lettres en Amérique, qui reviennent toujours avec la mention "adresse inconnue". Elle continue à parler anglais et vit dans un vieux bus américain converti en habitation. |
![]() "Oeil de chien" est l'amant de la mère de Chang-Guk et aussi l'employeur tyranique du jeune métis. Il est abatteur de chiens dont la viande est vendue au restaurants |
![]() Le soldat américain un peu perdu dans ce pays qui n'est pas le sien et qui ne comprends pas bien ce que son armée fait là. Il tombe amoureux d'Eun-Ok et lui propose un marché salvaeur et dégradant, celui de devenir sa petite amie en échange de la prise en charge de l'opération lui permettant de retrouver l'usage de son oeil droit. |
![]() Les deux voyous du village, impregnés de culture américaine qui rackettent et harcèlent Ji-Hum. |